La Mission de Dilolo-Poste

LA MISSION DILOLO-POSTE

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 De nos douze communautés de la province, une se trouve à Dilolo-Poste, au  diocèse de Kolwezi,  près de la frontière angolaise à plus ou moins 800 km de Lubumbashi.

 Cette mission vient de réaliser l’an dernier 80 ans d’existence, car, selon l’histoire, elle était construite en 1936 et l’Eglise paroissiale en 1928.

Présence  et apostolat fmm           

Les sœurs franciscaines missionnaires de Marie sont à l’œuvre comme les nombreux souvenirs et traces bien concrets les témoignant. Ces vaillantes femmes qui y sont passées  nombreuses depuis la fondation. Nous ne saurons rendre disponible  leur nombre.

Actuellement, la communauté est constituée de six sœurs : sr Bernadette Mayala, sœur Régine Wanga, sœur Véronique Ilunga, sœur Pétronie Kamwengo, sœur Marie-Jacques Mwavita  et sœur Armelle Kapuma. Les trois premières sont professes perpétuelles et les trois autres temporaires. Toutes sont de nationalités congolaises mais chacune vient d’une province différente. C’est cela l’interculturalité qui caractérise nos communautés fmm, à défaut d’être internationales.

DSCN3548A côté de la communauté, quatre  aspirantes mènent aussi leur vie au premier contact avec l’Institut tout en discernant leur vocation, elles travaillent et prient avec nous.

L’expérience à l’école secondaire

Ici, l’une d’elle rapporte l’apostolat qu’elle accomplit à l’école secondaire, en section pédagogique.

                                                                                « Arrivée pour la deuxième fois à Dilolo-SAM_3905Poste, le 11 octobre 2013, mon apostolat principal est la Direction de  l’Institut Alfajiri. Vue le milieu, l’effectif des élèves n’est pas très grand ; nous vacillons entre 250 et 280 élèves dont une centaine de filles. Au départ, nous avions 8 classes, mais pour le moment, nous n’en organisons que 7 selon le nombre reconnu par le Ministère National de l’Enseignent. L’internat qui appartient à l’école, compte une trentaine des filles.

Le plus important que je puisse exprimer de mon expérience est que l’éducation reste la clé de voûte de la réussite dans toute société. Nos enfants qui grandissent dans les milieux ruraux ont vraiment besoins d’être encadrés, instruits sérieusement pour qu’ils soient dotés de la même capacité de progresser et de servir efficacement ce pays.

Et nous, les personnes consacrées, les franciscaines missionnaires de Marie, de par notre offrande, nous tâchons avec la force puisée dans  l’Eucharistie de donner le meilleur de nous-mêmes en travaillant dur pour assurer les cours conformément au programme national malgré toutes les contraintes de la pauvreté. Cela n’est pas facile, la tentation de jeter l’éponge m’a guetté par moment. Tout le monde ne comprend pas qu’il faut travailler dur et sans recherche de l’intérêt personnel, si l’on veut former efficacement les élèves. Et parfois, même les collaborateurs, les parents et les élèves eux-mêmes s’alignent sur cette voie par  la  recherche d’une vie facile.

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Mais, nous sommes encouragés par les fruits, surtout en voyant les petits enfants qui nous arrivaient il y a quelques années, tout innocents, devenir des  maîtres et maîtresse des classes. Là, mon émotion est à son comble. Certains partent en ville continuer leurs études à l’université, après avoir terminé les humanités chez-nous. Là aussi, nous sommes encouragées, rien qu’en voyant leur progrès.

Sur place à l’école, nous  annonçons la Bonne Nouvelle de notre Seigneur Jésus-Christ par la prière, la lecture de l’évangile chaque jour au mot du matin, suivie d’un petit commentaire. En suite, les élèves des humanités exposent devant tout le monde, à tour de rôle, les fruits de leurs recherches, issus de la lecture. Ils les font dans divers domaines. Notamment en science, dans la culture générale, la morale, le français etc. Les élèves doués s’y intéressent bien et posent des questions valables. Personnellement, j’y apprends beaucoup.

Il existe un comité des élèves (constituer des ministres, des parlementaires, des conseillers …) qui nous aident beaucoup dans la gestion de l’école, surtout en matière d’organisation et d’animation des activités para scolaires comme les jeux, les fêtes etc. ; et même dans le maintient de la discipline. Là aussi, ma joie est de trouver dans les élèves, les bons collaborateurs.

Finalement, j’ai réalisé ce que nos constitutions disent « A tous, nous voulons aller, comme le Christ….prêtes à  apprendre et à recevoir, autant qu’à donner » Art 39

Bref, la mission aujourd’hui ici exige collaboration, endurance et nous procure finalement la joie de donner et de se donner sans réserve pour salut du monde».

Sœur Véronique Ilunga, fmm

Congo Lubumbashi.

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